Science-Religion Bruno ALEXANDRE Dieu - Le Mal - La Morale
Science-Religion Bruno ALEXANDRE Dieu - Le Mal - La Morale

 

MAHOMET CHEF DE GUERRE

 

        

         Le Mahomet de Médine fut un éminent chef de guerre.  Une biographie écrite au IXème siècle par le chroniqueur Tabari comporte un tiers de récits consacrés aux exploits guerriers ! Les chroniqueurs estiment  que Mahomet a mené ou fait mener plus de 70  coups de main, razzias ou batailles. L’un des derniers actes de Mahomet est un acte guerrier. Quelques jours avant sa mort il donne des consignes pour une expédition vers la Transjordanie sous influence byzantine.       

            Si au début de la période médinoise Mahomet semblait vouloir fédérer tout le monde, y compris les juifs, il finit par les rejeter tous. Nous donnons ci-dessous des extraits de la chronique d’Ibn Hisham, Sîra, (684-700) se rapportant à la destruction de la tribu juive des Banu Qurayza  après la bataille victorieuse dite du Fossé (627):

 

         « Allah te commande, Mohammed, d'aller contre les Banu Qurayza. Je suis sur le point de partir ébranler leurs forteresses.

Le prophète fit proclamer que personne ne ferait la prière de l'après-midi avant qu'il n'ait atteint le territoire des Banu Qurayza.  L'apôtre envoya Ali en avant avec sa bannière et les hommes attachés à celle-ci. Ali avança jusqu'à ce qu'il arrive près des forteresses au point d'entendre des paroles grossières concernant 1'apôtre. Il rentra voir l'apôtre sur la route et lui dit qu'il n'était pas nécessaire pour lui d'approcher plus encore ces vauriens. L'apôtre dit:

- Pourquoi? Je pense que tu as dû entendre quelque chose de mal sur moi. Et quand Ali lui dit qu'il en était ainsi, il ajouta:

 - S'ils m'avaient vu, ils n'auraient pas parlé de cette façon. Quand l'apôtre approcha de leurs forteresses, il dit:

- Vous, frères de singes! Allah vous a t-il pris en disgrâce et a t-il apporté sa vengeance contre vous ? […]

 

         L’apôtre les assiégea alors pendant 25 nuits jusqu’à ce qu’ils furent dépourvus de tout et jusqu’à ce qu’Allah  verse  la terreur dans leurs cœurs […]

 

         Alors ils envoyèrent quelqu’un à l’apôtre pour lui dire : envoie-nous Abu Lubaba ibn Abdul Mundhir, frère de ibn Amr ibn Auf (parce qu’ils étaient alliés des al-aus), pour que nous puissions le consulter.

L’apôtre leur envoya Abu Lababa et quand ils le virent, ils allèrent le rencontrer. Les femmes et les enfants y allèrent des larmes sur leurs visages et il était désolé pour eux. Ils dirent :

-Ô Abu Lububa, penses-tu que nous devrions nous soumettre au jugement de Mohammed ?

Il dit : oui. Et il mit sa main sur sa gorge pour leur faire comprendre : « massacre ». […]

 

Mahomet voulait en finir avec les juifs mais un problème se posa : une alliance liait ces juifs et les deux tribus arabes médinoises, celles-ci devant protection à ceux-là. Le prophète  n'osa pas  passer outre à la loi tribale, c'était une question d'honneur. Il manoeuvra alors habilement, décidant de remettre le sort des juifs entre les mains  de la tribu arabe des Aus,  normalement protectrice de la tribu juive visée. "Seriez vous satisfait, dit Mahomet aux Aus, si l'un d'entre vous prononce le verdict contre eux?".  L'accord est finalement obtenu et Mahomet désigne alors habilement Sad ibn Muadh qui avait été atteint d'une flèche lors de la bataille du Fossé. Choix judicieux car le prophète avait bien deviné l'amertume de cet homme gravement blessé qui allait mourir à cause des gens de La Mecque et de leurs sympathisants juifs.

 

         Quand l’apôtre l’eut nommé responsable du sort des Banu Qurayza,  ses gens  le virent monter sur un âne sur lequel ils avaient mis un coussin de cuir, parce qu’il était un homme corpulent. Tandis qu’ils l’emmenaient vers l’apôtre, les gens lui disaient:

- Prononce-toi avec bienveillance à l’égard de tes amis, l’apôtre t’a nommé responsable justement dans ce but.

Ils insistaient et il répliqua:

- Le moment est venu pour Sad, pour la cause d’Allah, de ne pas se préoccuper de l’avis des hommes. […]

Sad demanda:

- Pouvez-vous jurer par Allah que vous accepterez le jugement que je rendrai les concernant?

Ils dirent oui, et il ajouta, en regardant dans la direction de l’apôtre, mais sans le mentionner par respect:

- Est-ce aussi valable pour celui qui est là?

L’apôtre répondit oui.

Sad déclara alors:

- Je prononce donc le jugement selon lequel les hommes seront tués, leurs biens partagés, leurs femmes et enfants capturés. […]

Puis ils se rendirent, et l’apôtre les enferma à Médine dans le domaine d’al Harith, une femme des Banu al Najjar. L’apôtre alla au marché de Médine (là où se trouve le marché actuel) et fit creuser des tranchées. Il les envoya chercher et trancha leurs têtes dans les tranchées où ils avaient été amenés par paquets. Parmi eux se trouvait l’ennemi d’Allah Huyayy ibn Akhtab et Kab ibn Asad, leur chef. Il y en avait 600 ou 700 en tout, bien que certains avancent le chiffre de 800 ou 900. […]

Ensuite, l’apôtre partagea les biens, femmes et enfants des Banu Qurayza parmi les musulmans, et il fit savoir pour ce jour le pourcentage des parts dont il préleva pour lui le cinquième. Un cavalier reçut trois parts, deux pour le cheval, un pour le cavalier. Un homme sans cheval recevait une part. Le jour des Banu Qurayza, il y avait 36 chevaux. Ce fut le premier butin pour lequel des parts furent prévues et que le cinquième fut prélevé. Cela devint la règle pour les raids, d’après ce précédent, et selon la division des parts par l’apôtre.

L’apôtre envoya Sad ibn Zayd al Ansari frère de Ibn Abdul Ashhal avec quelques femmes captives des Banu Qurayza vers le Najd et il les vendit contre des chevaux et des armes.

L’apôtre choisit une des femmes pour lui-même, Rayhana bint Amr ibn Khunafa, une des femmes des Banu Amr ibn Qurayza, et elle resta avec lui jusqu’à ce qu’elle meurt, sous sa domination. L’apôtre lui proposa le mariage et de mettre un voile sur elle, mais elle dit:

- Non, laisse-moi en ton pouvoir, parce que cela sera plus simple pour toi et pour moi.

Alors, il la laissa dans cette situation."  (Elle finit par se convertir)

        

                                                                  Ibn Hisham, Sîra, 684-700

                                                                   (www.islam-documents.ch)

 

                                                            

NB :    Le coran lui-même authentifie cette élimination des derniers juifs de Médine :

"II fit descendre de leurs fortins des Gens du Livre partisans de la coalition et jeta l'effroi dans leur cœur. Une multitude vous en tuiez, et l'autre vous faisiez prisonnière.                                       II vous a rendu héritiers de leur terre et de leurs maisons et de leurs biens, et encore d'une terre que vous n'aviez pas encore foulée.

            Dieu a pouvoir de toute chose. " (S XXXIII: 26,27) 

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Où se trouvent dans ces décapitations la miséricorde d’Allah et de son prophète ?

 

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