Science-Religion Bruno ALEXANDRE Dieu - Le Mal - La Morale
Science-Religion Bruno ALEXANDRE Dieu - Le Mal - La Morale

 

 

 

CITATIONS SUR  DIEU

 

 

 

Une première fois Dieu meurt en croix. Une seconde fois dans les livres, sous les quolibets de Marx et de Nietzsche. Une troisième fois à même la boue des siècles qui passent et viennent.

 (A. Glücksmann – La troisième mort de Dieu)

 

Quand même Dieu n'existerait pas, la religion serait encore sainte et divine.

(Baudelaire, Journaux intimes)

 

Dieu est le seul être qui, pour régner, n'ait même pas besoin d'exister.

(Baudelaire, Journaux intimes)

 

Qu'est-ce que la chute? Si c'est l'unité devenue dualité, c'est Dieu qui a chuté. En d'autres termes, la création ne serait-elle pas la chute de Dieu?

(Baudelaire, Mon cœur mis à nu)

 

Dieu est un scandale, un scandale qui rapporte.

(Baudelaire, Fusée)

 

Laissons "Dieu" de côté, si l'on ne veut pas parler pour ne rien dire.

(M. Conche - Journal étrange II)

 

Reste que Dieu ne soit pas tout-puissant. Il serait alors comme tout le monde, faisant ce qu'il peut. Il est vrai qu'il n'aurait pas dû créer un monde où les enfants sont brûlés vivants. Mais l'avait-il prévu ? Peut-être a-t-il été dépassé par les événements (par la liberté de l'homme, initiatrice des événements). Alors ce n'est plus de Dieu qu'il s'agit.

(Marcel Conche – Orientation philosophique)

  

Personne sans doute, n'a jamais démontré logiquement la non existence d'Apollon, de Minerve, etc […] ce qui n'a nullement empêché l'esprit humain d'abandonner irrévocablement les dogmes antiques, quand ils ont enfin cessé de convenir à l'ensemble de sa situation.

(A. Comte, Discours sur l'esprit positif) )

 

Quand Dieu se tait on peut lui faire dire ce que l'on veut.

(J.P. Sartre, Le diable et le bon dieu)

La preuve: "Son silence même (de Dieu) m'est désormais une preuve de l'immensité de son amour." (!)  (R P Brückberger)

 

Je prie, je parle à Dieu, mais Dieu, lui, ne me dit jamais rien…

(Comte-Sponville)

 

Dieu ne parle pas, parce qu’il écoute.

(R. Feillet)

 

 Nos représentations sont humaines. Il y a 500 millions de dieux, dont 350 millions en Inde seule. Le peuple de dieux est d’une humanité formidable !

 (L. Feuerbach)

 

Les choses les plus ignorées sont plus propres à être déifiées.

(Montaigne, Essais, II,XII)

 

Le vrai Dieu, le Dieu fort, est le Dieu des idées!

(Alfred de Vigny, La bouteille à la mer)

 

Le plus grand des événements récents – "La mort de Dieu", le fait, autrement dit, que la foi dans le Dieu chrétien a été dépouillé de sa plausibilité – commence déjà à jeter ses premières ombres sur l'Europe.

(F. Nietzsche, Le gai savoir)

                       

Dieu est mort. Mais tels sont les hommes qu'il y aura encore pendant des millénaires des cavernes dans lesquelles on montrera son ombre…Et nous…, il faut encore que nous vainquions son ombre.

(F. Nietzsche, Le gai savoir)

 

En l'appelant Dieu, nous avons tout dit, puisque le mot Dieu ne possède aucun sens précis.

(F. Pessoa, Le Livre de l'intranquillité.)

 

Sur les dieux, je ne puis rien dire, ni qu'ils soient, ni qu'ils ne soient pas.

(Protagoras, fragments)

 

Il n'existe pour moi aucun Dieu que je puisse adorer le dos tourné à Auschwitz […] Si nous ne voyons pas Dieu à Auschwitz, comment pourrions-nous le voir ailleurs?

(JB Metz)

Le cardinal Lustiger quant à lui a clairement vu Dieu à Auschwitz: "Si une théologie chrétienne ne peut pas inscrire dans sa vision de la rédemption, du mystère de la Croix, qu'Auschwitz aussi fait partie de la souffrance du Christ, alors on est en pleine absurdité."

(J.M. Lustiger, La promesse)

 

Si dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer.

(Voltaire, Epîtres aux athées)

[De ce vers, Voltaire a dit:"Je suis rarement content de mes vers, mais j'avoue que j'ai une tendresse de père pour celui-là]

 

Si Dieu nous a fait à son image, nous lui avons bien rendu.

(Voltaire, Le sottisier)

 

Il tombe sous le sens que Dieu était une solution, et qu'on n'en trouvera jamais une aussi satisfaisante.

(E. M. Cioran, De l'inconvénient d'être né)

 

Dieu lui-même n'est pas sans péché puisqu'il a créé le monde.

(Proverbe cité par E.M. Cioran)

 

Si les triangles faisaient un Dieu, ils lui donneraient trois côtés.

(B. Spinoza)

 

Au mystère de la question "Qui est à l'origine de l'univers?", les religions répondent par un mystère plus insoutenable encore: Dieu…

(R. Celli)

 

Je regarde avec stupéfaction ceux qui demeurent optimiste jusqu'à la fin de leur vie. Si j'étais Dieu et si j'avais son âge, je serais découragé.

(M. Maeterlink, Devant Dieu)

 

Dieu, c'est le frère du diable, à qui il envoie ces gueux d'enfants qui ne sont pas sages pour les brûler dans son feu d'enfer!

(J. Verne, P'tit-Bonhomme)

 

Le Dieu des chrétiens est un père qui fait grand cas de ses pommes , et fort peu de ses enfants.

(D. Diderot)

 

Autant vaut l'homme, autant vaut son Dieu, et pas plus.

(L. Feuerbach, Manifestes philosophiques).

 

"Les yeux qui ont vu Auschwitz et Hiroshima ne pourront plus contempler Dieu"

( Hémingway )

 

 A tout prendre, écrasé comme vous l'êtes par l'indicible horreur d'Auschwitz, je préfère encore me raccrocher à la théologie juive de l'absence de Dieu. Ai-je vraiment le choix?

(Rabbin Eisenberg)

 

 Mon dieu, Mon Dieu pourquoi m'as-tu abandonné?

(Jésus – Mat 27:46)

 

Mais comment est-ce plus aux hommes de bien que Dieu inflige les maladies, les disgrâces de tout genre?

(Sénèque)

  

Dès qu'ils (les docteurs chrétiens) disent:" Dieu est un père tendre, Dieu est un roi juste;" dès qu'ils ajoutent l'idée de l'infini à cet amour, à cette bonté à cette justice humaine qu'ils connaissent, ils tombent bientôt dans la plus horrible des contradictions.

(Voltaire – Dictionnaire philosophique)

 

 Comment Dieu rachetant ensuite le genre humain par le mort de son fils unique, ou plutôt, comment Dieu lui-même fait homme, et mourant pour les hommes, livre-t-il à l'horreur des tortures éternelles presque tout ce genre humain pour lequel il est mort?

 (Voltaire – Dictionnaire philosophique)

 

Si vous concevez dans Dieu la même bonté que vous exigez d'un père, la même justice que vous exigez d'un roi, plus de ressource pour disculper Dieu : et en lui donnant une sagesse et une bonté infinies, vous le rendez infiniment odieux; vous faites souhaiter qu'il n'existe pas, vous donnez des armes à l'athée, et l'athée sera toujours en droit de vous dire : « II vaut mieux ne point reconnaître de Divinité que de lui imputer précisément ce que vous puniriez dans les hommes.

(Voltaire – Dictionnaire philosophique)

  

Avec dieu, ce qu'il y a de terrible, c'est qu'on ne sait jamais si ce n'est pas un coup du diable.

(J. Anouilh – L'Alouette)

  

Je respecte trop l'idée de Dieu pour le rendre responsable d'un monde aussi absurde.

(G. Duhamel, Le Désert de Bièvre)

 

Le grand crime de dieu envers nous, c'st de nous avoir créés; c'est que nous existions. Notre grand crime envers Dieu, c'est notre existence. Quand nous pardonnons à Dieu notre existence, notre existence est pardonné par Dieu.

 (S. Weil, La Connaissance surnaturelle.)

 

 On ne peu douter du doigt de Dieu, car il se l'est mis dans l'œil indiscutablement en créant le monde.

 (P. Bourget – Cosmopolis)

 

 L'exemple vient d'en haut: Dieu créa l'homme à son image; quelle tentation pour l'homme de se conformer à cette image…

 (J. Rigaut – Ecrits)

 

 Il y a des gens qui admirent Dieu en tout: s'il a fait des

 champignons vénéneux, c'est pour être la Providence des faits divers.

 (E. de J. de Goncourt - Journal)

 

 Peut-être vaut-il mieux pour Dieu que l'on ne croit pas en lui.

(A. Camus – La Peste)

 

 Le libre arbitre est l'ennemi de Dieu

 (J. Cocteau – Bacchus)

 

 Quel orgueil à adorer Dieu, tout en sachant que Dieu est une création de votre esprit! Adorer sa propre création, c'est à dire s'adorer soi-même.

 (H. de Montherlant – Carnets)

 

 J'ai vu partout un Dieu sans jamais le comprendre.

 (A. de Lamartine, Méditations poétiques)

 

 Dieu n'a pas mal réussi la nature, mais il a raté l'homme.

(J. Renard – Journal)

 

Je dois donc refuser d'admettre la possibilité de la légitimité du supplice des enfants. Or croire en l'existence d'un Dieu créateur du monde serait admettre la possibilité de cette légitimité. Ainsi, d'un point de vue moral, je n'ai pas le droit de croire,   je ne puis croire en Dieu. « II est moralement nécessaire d'admettre l'existence de Dieu », dit Kant. Sur ce point le renversement du kantisme s'impose inévitablement, et il faut dire: il est moralement nécessaire de nier l'existence de Dieu.

(Marcel Conche – Raison Présente – N°7)

 

Oui on peut dire que Dieu est "impuissant" face à la liberté humaine.

(Jean-Paul II – Entrez dans l'espérance)

 

Car Dieu est ni mort ni mourant – contrairement à ce que pensent Nietzsche et Heine. Ni mort ni mourant parce que non mortel. Une fiction ne meurt pas, une illusion ne trépasse jamais, un conte pour enfant ne se réfute pas.

 (M. Onfray – Traité d'Athéologie)

 

…Car Dieu met à mort tout ce qui lui résiste. En premier lieu la Raison, l'Intelligence, l'Esprit critique. Le reste suit par réactions en chaînes…

 (M. Onfray – Traité d'Athéologie)

 

Les Dieux passent comme les hommes et il ne serait pas bon qu'ils fussent éternels. La foi qu'on a eue ne doit jamais être une chaîne. On est quitte envers elle quand on l'a soigneusement roulée dans le linceul de pourpre où dorment les Dieux morts."

(E. Renan)

 

 Posons une question difficile. Est-ce que, par exemple, après le premier milliard d’un univers maintenant vieux de 14 milliards d’années, Dieu prévoyait que la vie humaine apparaîtrait ? Supposons qu’il possédât la théorie de toute chose, connût les lois de la physique et de toutes les forces fondamentales, même alors, Dieu pouvait-il savoir avec certitude que la vie humaine surviendrait ? Si nous acceptons vraiment le fait scientifique que, en plus des processus indispensables et des occasions innombrables que présente l’univers, il y a aussi une part de hasard, alors il apparaît clairement que même pas Dieu ne pouvait connaître avec certitude l’aboutissement de tout cela.

(G. Coyne)

 

 Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un Dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains.

 (Einstein)

 

 L'homme nie en face de Dieu son savoir et sa pensée, pour poser en Dieu son savoir et sa pensée.

(L. Feuerbach)

 

 Ne faut-il pas dès le matin allumer les lanternes? N'entendons-nous encore rien du bruit que font les fossoyeurs qui enterrent Dieu? Ne sentons-nous encore rien de la décomposition divine…Les Dieux aussi se décomposent! Dieu est mort! Dieu reste mort! Et c'est nous qui l'avons tué!

 (F. Nietzsche – Le Gai savoir)

 

 Sacrifier Dieu au néant, ce mystère paradoxal de suprême cruauté, était réservé à la génération présente; nous en savons tous quelque chose.

 (F. Nietzsche –par delà le bien et le mal)

 

 Pour vivre seul il faut être une bête ou un Dieu – dit Aristote. Il manque le troisième czs; il faut être l'un et l'autre, il faut être - philosophe…

 (F. Nietzsche – le Crépuscule des idoles)

  

Comment? L'homme ne serait-il qu'une méprise de Dieu? Ou bien Dieu ne serait-il qu'une méprise de l'homme?

(F. Nietzsche – le Crépuscule des idoles)

 

Dieu pardonne à celui qui fait pénitence – autrement dit: à celui qui se soumet au prêtre.

 (F. Nietzsche – L'Antéchrist)

 

Oh le vide de Dieu dans les églises pleines!

(A. Comte-Sponville – L'Esprit de l'athéisme)

 

Dieu et toutes les créatures , cela est moins que Dieu seul.

S. Weil)

 

La guerre se fait plus facilement quand on a Dieu pour allié.

(F. Franco à St Jacques de Compostelle le 25 juillet 1971)

 

Dieu c'est tout ce que je ne comprends pas…

(Armand Salacrou)

 

Dieu, le non-être qui a le mieux réussi à faire parler de lui.

(R. Queneau)

 

Ce qui m'indigne, ce sont ceux qui ont le bon Dieu dans leur poche et qui vous expliquent l'incompréhensible par l'absurde.

(G. Flaubert)

 

L'homme pauvre a un Dieu riche.

(L. Feuerbach)

 

Nous avouerons qu'un Dieu, qui se serait avisé de créer un pareil monde devrait  avoir été vraiment possédé par le diable.

(A. Schopenhauer - le monde comme volonté et comme représentation)

 

Les concepts de dieu et de l'immortalité de l'âme sont les deux grands mobiles qui ont poussé la raison à sortir du domaine de l'expérience.

(E. KANT - Leçons de métaphysique)

 

Dieu est bon, Dieu est juste, Dieu est tout puissant, nous n'en pouvons douter sans folie, mais qu'on nous dise alors pour quel juste motif les enfants sont condamnés à souffrir tant de maux.

(Lettre de St Augustin à St Jérôme)

 

Je ne comprends pas Dieu et sa manière d’agir. Si, à l’occasion, une prière s’élève de mon cœur, ce n’est vers aucun dieu que je puisse voir, entendre ou sentir. C’est vers un Dieu situé dans une nuit polaire aussi froide et obscure qu’aucun incroyant n’en ait jamais connue.

(M. Novak)

 

Le marxisme nous laisse en présence d’un athéisme simple : dire qu’il y a un Dieu est travailler pour la bourgeoisie, dire qu’il n’y a pas de Dieu est travailler pour le prolétariat.

(E. Gilson – L’Athéisme difficile.)

 

Dieu ne sera mort dans les esprits que lorsque nul ne pensera plus à nier son existence. En attendant que l’athéisme finisse avec lui, la  mort de Dieu reste un bruit qui attend encore confirmation.

(E. Gilson – L’Athéisme difficile)

 

Depuis Lucrèce, c’est une opinion répandue que la peur est la cause première de la croyance aux dieux, mais il semble paradoxal de prétendre que la peur du mal est la source principale de la croyance en dieu et l’argument le plus fort contre son existence.

(E. Gilson – L’Athéisme difficile)

 

Sans doute Dieu ajouterait-il, come Augustin : c’est par amour que je vous jette dans les flammes, pour conduire votre âme, maintenant purifiée (car le mal qui vous abrite brûle avec votre corps), dans mon paradis. La charité chrétienne passait ans ce cas là par les flammes.
(JC Carrière - Croyance )

 

Mystère sur mystère. Le fait de manger Dieu, de manger le « corps de Dieu », l’extraordinaire théophagie qui est au centre  de la tradition catholique (reste probable de croyances, et de pratiques, plus anciennes), plane sur un gouffre d’obscurité, devant laquelle notre vieille raison recule.

Comment pouvons-nous manger Dieu ?

(JC Carrière - Croyance)

 

Rappelons le « credo » des frères musulmans, en Egypte : « Dieu est notre but, le Prophète notre guide, le Coran notre constitution, le jihad notre voie, la mort au nom de Dieu notre désir le plus noble. »

(JC Carrière - Croyance)

 

Après le massacre de la Saint-Barthélémy, d’atroce mémoire, le roi d’Espagne, Philippe II, envoya une lettre de félicitations à Catherine de Médicis. Elle avait œuvré pour le bien de la vérité et pour la plus grande gloire de Dieu.

(JC Carrière - Croyance)

 

La discussion, pour moi, n’offre aucun intérêt, Dieu (« l’être le plus prostitué », selon Baudelaire est un faux sujet. Par là même, toute  croyance est une réponse à des questions qui ne se posent pas.

(JC Carrière - Croyance)

 

La question n’est pas : un dieu, des dieux existent-ils ? Elle est, il me semble, plus diverse et du même coup plus intéressante : pourquoi avons-nous inventé les dieux ? Comment avons-nous réussi à donner à tel ou tel dieu, ou à telle déesse, à tel ou tel moment, une existence ?

(JC Carrière - Croyance)

 

Dieu, c’est nous, c’est chacun de nous, et ce n’est rien d’autre. Dieu est l’idée que nous avons de Dieu.

(JC Carrière - Croyance)

 

Nous prions les dieux pour qu’ils nous apportent la paix, et ils sont perpétuellement en guerre.

(JC Carrière - Croyance)

 

Dieu ne fait jamais du tout fait. La liberté  est à la fois un don du ciel et une oeuvre humaine, une conquête difficile pour maîtriser les conditionnements héréditaires, sociaux, culturels qui l'enserrent dans leurs filets.

(J Lacourt - Délivre-nous du mal!)

 

Dieu fait libre sa création, voilà le  scandale des scandales, car tous les autres procèdent de lui.

(G Bernanos)

 

Oui, on peut dire que Dieu est "impuissant" face à la liberté humaine.

(Jean-Paul II - Entrez dans l'espérance)

 

Le peuple grossier est accoutumé aux flatteurss des sens, et demande un Dieu qui ressemble aux rois de la terre.

(Traité des trois imposteurs)

 

Ce qui rend le mal sans remède, c'est qu'après avoir établi les fades idées qu'on a de Dieu, on apprend au peuple à les croire, sans les examiner, et qu'on lui donne de l'aversion pour les véritables savants qui pourraient lui faire connaître  les erreurs où il est plongé.

(Traité des trois imposteurs)

 

On consulte la Bible come si Dieu s'y expliquait d'une façon particulière, quoiqu'elle soit remplie de fables impertinentes et ridicules.

(Traité des trois imposteurs)

 

Mais depuis que la crainte leur eut fait soupçonner qu'il y avait des dieux et des puissances invisibles, (les hommes) élevèrent des autels à ces êtres imaginaires.

(Traité des trois imposteurs)

 

Ainsi tout homme qui fera un bon usage de la raison ne croira ni ciel ni enfer, ni âme, ni dieux, ni diabls de la manière dont on en parle communément. Tous ces grands mots n'ont été forgés que pour aveugler ou poue intimider le peuple.

(Traité des trois imposteurs)

 
Comment, dis-je, peut-on comprendre que Dieu entretienne, conserve et laisse subsister le diable, pour lui faire du pis qu 'il peut, pour le détrôner s'il pouvait, et pour détourner de son service ses élus et ses favoris ? Quel est le but de Dieu en cela ? Ou plutôt que veut-on nous dire, en nous parlant de diable et d'enfer ? Si Dieu peut tout et qu'on ne puisse rien sans lui, d'ou vint que le diable le hait, qu'il le maudit et qu'il lui enlève ses amis ? Ou il est d'accord, ou il ne l'est pas ; s'il en est d'accord, il est certain que le diable en le maudissant ne fait que ce qu'il doit, puisqu'il ne peut que ce que Dieu veut, et par conséquent ce n’est pas le diable mais Dieu même qui se maudit par la bouche du diable, chose à mon avis très absurde. S'il n'en est pas d'accord, il n'est donc pas vrai qu'il soit tout-puissant. Et s'il n'est pas tout-puissant, il faudra au lieu d'un seul principe de toutes choses, en admettre deux, l'un du bien et l'autre du mal, l'un qui veut une chose, l'autre qui veut et fait tout le contraire.

(Traité des trois imposteurs)

 

Dieu, par un acte inconcevable de sa toute-puissance, fait sortir l'univers du néant; il crée le monde pour être la demeure de l'homme, qu'il a fait à son image; à peine cet homme, unique objet des travaux de son dieu, a-t-il vu la lumière que son créateur lui tend un piège auquel il savait qu'il devait succomber.

(Holbach)

 

Ce Dieu qui s'appelle à la fois le Dieu des vengeances, le Dieu des miséricordes, le Dieu des armées, et le Dieu de la paix, souffle continuellement le froid et le chaud; par conséquent, il laisse chacun de ses adorateurs maître de la conduite qu'il doit tenir et, par là, sa morale devient arbitraire.

(Holbach)

 

Dire que Dieu fait des miracles, c'est dire qu'il se contredit lui-même, qu'il dément les lois qu'il a prescrites à la nature, qu'il rend inutile la raison humaine, dont on le fait l'auteur. Il n'y a que des imposteurs qui puissent nous dire de renoncer à l'expérience et de bannir la raison.

(Holbach)

 

A la voix redoutable d'un prêtre, le Dieu de l'univers est forcé de descendre du séjour de sa gloire pour se changer en pain; et ce pain, devenu Dieu, est l'objet des adorations d'un peuple qui se vante de détester l'idolâtrie.

(Holbach)

 

Dieu est le seul être dont d’innombrables écrivains, philosophes, sociologues ou économistes s’attachent à démontrer l’inexistence.

(E Gilson)

 

Il ne faut pas  dire que les vrais athées sont rares, ils n’existent pas, parce qu’un athéisme véritable, c'est-à-dire une absence  complète et finale de la notion de Dieu dans un esprit, n’est pas seulement inexistant de fait, mais impossible.

(E Gilson)

 

Plutôt fou avec Dieu que sage sans lui : voilà le mot d’ordre du croyant ; plutôt sage sans dieu que fou avec lui, affirme pour sa part le laïc.

M. Onfray - Magnétisme des Solstices 

 

A défaut d’un Marx crédible, nous héritons de Dieu, dont l’une des versions géographiques, Allah, semble parmi les plus menaçantes.

M. ONFRAY - Magnétisme des Solstices 

 

Premier impératif : Rire de DIEU –

Deuxième impéraif : Rire des religions –

Troisième impératif : Rire de l’inculture –

Quatrième impératif : Rire de la mort –

Cinquième impératif : Rire de l’idéal ascétique –

Sixième impératif : Rire de l’avoir.

M. Onfray Magnétisme des Solstices 

 

Ce concept (de Dieu) invite à la paresse mentale, à la jachère philosophique, il dispense de réflexion et dirige l’esprit vers la croyance qui est toujours obéissance aux récits fabuleux, mythiques et mythologiques qui enjolivent le réel…

M. Onfray - Cosmos 

 

Je trouve toutefois qu’il est beaucoup plus glorieux pour l’homme d’avoir conquis sa place dans la nature que d’avoir été par dieu installé au milieu de la nature.

F. Jacob 

 

Un enfant demande  (à Einstein) qui a créé l’homme et il répond « Dieu », mais l’enfant lui demande alors qui a créé Dieu et Einstein répond : « peut-être l’homme »…

D'après P Jouventin - La face cachée de Darwin

 

Je crois au dieu de Spinoza qui se révèle lui-même dans l’ordre harmonieux de ce qui existe et non en un Dieu qui se soucie du destin et des actions des êtres humains.

Einstein 

 

Le mot Dieu n’est pour moi rien de plus que l’expression et le produit des faiblesses humaines.

Einstein

 

Dites-moi d’abord ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j’y crois.

Einstein

 

 

 


 

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