Science-Religion Bruno ALEXANDRE Dieu - Le Mal - La Morale
Science-Religion Bruno ALEXANDRE Dieu - Le Mal - La Morale

CITATIONS SUR LA RELIGION

 

 

Selon Lucrèce, religio vient de religare (relier) La religion rassemble des individus en une communauté de croyances.

(A. Jacquard – Science et croyances)

 

Pour Cicéron, au contraire, religio dérive de relegere (relire). La religion est alors ce qui nous aide à lire à nouveau , à interpréter avec plus d'acuité les informations toujours plus incomplètes obtenues sur le monde réel.

(A. Jacquard – Science et croyances)

 

Les querelles faites aux scientifiques par les religions sont venues de ce que celles-ci se sont comportées en puissances, défendant leur autorité. Cherchant à relier leurs fidèles, elles ont refusé de re-lire les textes anciens à la lumière des données apportées par les découvertes ou par les nouvelles conceptualisations.

(A. Jacquard – Science et croyances)

 

Les hommes sont extrêmement portés à espérer et à craindre, et une religion qui n'aurait ni enfer, ni paradis, ne saurait guère leur plaire…

(Montesquieu - Esprit des lois)

 

Rien ne peut détruire (la religion), car ce qui la met en question est aussitôt promu à sa place et objet d'une croyance religieuse à son tour.

(J Ellul)

 

L'appel occidental à la religion […] témoigne bien moins du retour du religieux que de son contraire, le recours à la religion.

(G. Corm)

 

Si on entend par religion un ensemble de doctrines léguées traditionnellement revêtant une forme mythique, exclusive et sectaire, il faut dire sans hésiter que les religions auront signalé un âge, de l'humanité, mais qu'elles ne tiennent pas au fond même de la nature humaine et qu'elles disparaîtront un jour.

(E. Renan)

 

Comme les philosophies, les religions répondent aux besoins spéculatifs de l'humanité. Comme les mythologies, elles renferment une large part d'exercice spontané et irréfléchi des facultés humaines.

(E. Renan – Avenir de le science)

 

Quand même Dieu n'existerait pas, la religion serait encore sainte et divine.

(Baudelaire, Journaux intimes)

 

On ne combat pas la religion avec Gambetta.

(M. Onfray – la vie catholique)

 

L'obscurantisme, cet humus des religions, se combat avec la tradition rationaliste occidentale.

(M. Onfray – Traité d'Athéologie)

 

La religion procède de la pulsion de mort.

(M. Onfray – Traité d'Athéologie)

 

Ma religion, c'est toujours le progrès de la raison, c'est à dire de la science.(E (Renan, Avenir de la science)

 

Il y a une espèce humaine , avec deux variétés: l'une est religieuse, l'autre est raisonnable.

(R. Etiemble)

 

Celui qui est parvenu à accepter sans critique toutes les absurdités que lui offrent les doctrines religieuses, et même à fermer les yeux sur leurs mutuelles contradictions, n'est pas quelqu'un dont la faiblesse de pensée doive nous surprendre outre mesure.

(S Freud – l'Avenir d'une illusion)

 

Définition durkheimienne de la religion: un système solidaire de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées, c'est à dire, séparées, interdites, croyances et pratiques qui unissent en une même communauté morale appelée église, tous ceux qui y adhèrent.

 

(La religion) ne sait ni de quoi elle est faite, ni à quels besoins elle répond. Elle est elle même objet de science; tant s'en faut qu'elle puisse faire la loi à la science!

(E. Durkheim – les Formes élémentaires de la vie religieuse)

 

Il est d'autant plus nécessaire de dissocier la science d'une foi que les religions ont, comme à plaisir, brouillé le sens des mots.

(A. Jacquard – Science et croyances)

 

La religion fait partie de la culture, non comme dogme, ni même comme croyance – comme cri.

(M. Merleau-Ponty)

 

La religion (considérée subjectivement) est la connaissance de tous nos devoirs comme commandements divins.

(E. Kant – La Religion dans les limites de la simple raison)

 

Il n'est rien dans l'essence et la conscience de la religion, qui ne soit, en général dans l'essence et dans la conscience que l'homme de fait de lui-même et du monde. La religion n'a pas de contenu qui lui soit propre et particulier.

(L. Feuerbach – L'essence du christianisme)

 

De toute les opinions humaines et anciennes touchant la religion, celle-là me semble avoir eu plus de vraisemblance et plus d'excuse, qui reconnaissait Dieu comme une puissance incompréhensible…

(Montaigne – Les Essais, II)

 

La religion […] peut aussi se diviser en deux espèces: savoir la religion de l'homme, et celle du citoyen.

(J.J. Rousseau – Du Contrat social)

 

Lorsque le prêtre favorise une innovation, elle est mauvaise : lorsqu'il s'y oppose, elle est bonne.

(D. Diderot, Principes de politique des souverains)

 

Je n'avais jamais été tout à fait sans religion; mais, peut-être vaudrait-il mieux n'en point avoir du tout que d'en avoir une extérieure et maniérée, qui sans toucher le cœur rassure la conscience.

(J.J. Rousseau – Nouvelle Héloïse)

 

La religion est l'art d'enivrer les hommes de l'enthousiasme, pour les empêcher de s'occuper des maux dont ceux qui les gouvernent les accablent ici-bas.

(Baron D'Holbach, Le Christianisme dévoilé)

 

Dans le christianisme, ni la morale ni la religion n'ont quelque point de contact que ce soit avec la réalité. Il ne s'y trouve rien que des causes imaginaires (« Dieu », « l'âme »,« le Moi », l'« esprit », le « libre arbitre », à moins que ce ne soit le « serf arbitre ») ; rien que des effets imaginaires (« péché »,   « rédemption »,   « grâce »,   « châtiment »,« rémission des péchés »). Un commerce entre des êtres imaginaires (« Dieu », « esprits », « âmes ») ; une science imaginaire de la nature (anthropocentrique ; absence totale du concept de causes naturelles) ; une psychologie imaginaire […] ; une téléologie imaginaire (« le royaume de Dieu », le « jugement de Dieu », la « vie éternelle»).

(F. Nietzsche – L'Antéchrist)

 

Ce qui surprend dans la religiosité des anciens Grecs, c'est l'exubérante reconnaissance dont elle déborde; quelle noble humanité que celle qui adopte une telle attitude en face de la nature et de la vie! Plus tard, quand la populace devient prépondérante en Grèce, la crainte envahit aussi la religion; c'était le christianisme qui se préparait.

(F. Nietzsche – Par delà le bien et le mal)

 

Jamais encore, ni directement, ni indirectement, ni sous forme de dogme ni sous forme de parabole, une religion n'a contenu de vérité.

(F Nietzsche – Humain, trop humain)

 

La religion est le soupir de la créature accablée, le cœur d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit d'une époque sans esprit. Elle est l'opium du peuple.

(K. Marx, Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel)

 

  L'état religieux repose donc sur la combinaison permanente de deux conditions également fondamentales, aimer et croire…

(A Comte – Théorie générale de la religion)

 

Un Etat politique, où des individus ont des millions de revenu, tandis que d'autres individus meurent de faim, peut-il subsister quand la religion n'est plus là avec ses espérances hors de ce monde pour expliquer le sacrifice ?

( Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe)

 

Il se peut que nous ayons franchi aujourd'hui un pas supplémentaire et que ce qui fait actuellement la fortune de la religion en général, dont le retour est annoncé un peu partout, soit, pour une part essentielle, le fait que l'on en sait si peu sur elle et sur ce qu'implique le fait d'être religieux.

(J. Bouveresse – Peut-on ne pas croire?)

 

Tout homme est religieux, dans la mesure où il est capable d'attention et de silence.

(J. Guitton, Le Travail intellectuel)

 

L'Eglise s'occupe du monde, elle nous enseigne nos affaires, à la bonne heure ! Nous lui enseignerons Dieu.

(J. Michelet, Des jésuites)

 

L'Eglise approuve le progrès partout où il ne peut être empêché.

(H. Krog, Aphorismes)

 

…Il est étonnant qu'une religion adopte pour symbole sacré un instrument de torture et d'exécution, souvent porté autour du cou.

(Pascal)

 

S'il ne fallait rien faire que pour le certain, on ne devrait rien faire pour la religion; car elle n'est pas certaine.

(Pascal- Pensées, Brunschvicg, 210)

 

…Il faut commencer par montrer que la religion n'est point contraire à la raison.

(Pascal- Pensées, Brunschvicg, 187)

 

Sans religion on se porte très bien.

(Stéphane Hessel)

 

Toute religion est politique

(Elie Barnavi, les Religions meurtrières)

 

 Les religions révélées connaissent plus que d'autres la tentation du fondamentalisme révolutionnaire

(Elie Barnavi, les Religions meurtrières)

 

Toutes les religions, les plus iréniques y compris, portent la violence comme le nuée l'orage. Que les conditions sociales s'y prêtent et elles y donneront libre cours.

(Elie Barnavi, les Religions meurtrières)

 

Toute religion révélée est une religion de combat; seules les armes changent, et l'ardeur de s'en servir.

(E. Barnavi – Les religions meurtrières)

 

Il n'y a a pas de paix ni de coexistence entre la religion islamique et les institutions sociales et politiques non-islamiques.

(Alija Izetbegovic, ex président bosniaque)

 

La notion de religion individuelle, théoriquement possible, est dans les faits, un non-sens. Elle ne vaut que pour des déistes à la Voltaire, plus proches des athées et agnostiques que des véritables croyants…

(G Fussman, Les religions fondements du lien social?)

 

C'est la religion qui a mis à mort Jésus;

(Joseph Moingt)

 

La religion est une insulte à la dignité humaine. Que ce soit avec elle ou sans elle, il y aura toujours des gens bien qui font de bonnes choses et les mauvais qui font de mauvaises choses. Mais pour des gens qui agissent mal, il faut la religion.

(Steven Weinberg)

 

De toutes façons, ce n'est pas parce que la religion peut consoler que tout ce qu'elle raconte est vrai.

(M. Camhi)

.

…Il est étonnant qu'une religion adopte pour symbole sacré un instrument de torture et d'exécution, souvent porté autour du cou.

(Blaise Pascal)

 

La relation science-religion est asymétrique car la religion n'apporte rien à la science, tandis que la science peut statuer sur la validité des affirmations de la religion.

(M Silberstein)

 

Il vaudrait mieux n'appartenir à aucune religion que d'être acharné pour une seule.

(William Penn)

 

Peut-on dissocier un discours sur la religion d’un discours sur le salut ?

(J. Derrida)

 

La foi n’a pas toujours été et ne sera pas toujours identifiable à la religion, ni, encore autre chose, à la théologie. Toute sacralité et toute sainteté ne sont pas nécessairement, au sens strict de ce terme, s’il en est un, religieuses.

(J. Derrida)

 

Pour tout ce qui touche en particulier la religion, pour ce qui parle « religion », pour ce qui tient un discours religieux ou sur la religion, l’anglo-américain reste latin. Religion circule dans le monde, on peut le dire, comme un mot anglais qui aurait fait une station à Rome et un détour par les Etats-Unis.

(J. Derrida)

 

Si le concept de « religion » implique une institution séparable, identifiable, circonscriptible, liée dans sa lettre au jus romain, son rapport essentiel et à la foi et à Dieu ne va pas de soi.

(J. Derrida)

 

Une religion, c'est-à-dire, un appareil institué de dogmes ou d’articles de foi déterminés et indissociables d’un socius historique donné (Eglise, clergé, autorité socialement légitimée, peuple, partage de l’idiome, communauté de fidèles engagés dans la même foi et accréditant la même histoire).

(J. Derrida)

 

Toute religion, n’est que le reflet fantastique, dans le cerveau des hommes, des puissances  extérieures  qui  dominent  leur  existence  quotidienne.

(F. Engels)

 

La religion peut subsister comme forme immédiate, c’est à dire sentimentale, de l’attitude  des hommes par rapport aux puissances étrangères, naturelles et sociales, qui les dominent, tant que les hommes sont sous la domination de ces puissances.

(F. Engels)

 

La religion a été une extraordinaire  puissance anti-science, qui a tout fait pour interdire ou empêcher les progrès de la science […]elle a été ausi une extraordinaire puissance anti-vie comme Nietzsche  l‘ a marqué avec beaucoup de sagacité.

(Y. Quiniou)

 

Il n’y a pas, contrairement à ce que l’historiographie religieuse veut nous faire croire, d’histoire des religions mais seulement une histoire de l’histoire qui les produit.

(Y. Quiniou)

 

Que la religion ait toujours, de fait, plus ou moins existé dans le passé, ne prouve en  rien qu’elle doive .nécessairement toujours exister dans l’avenir.

(Y. Quiniou.)

 

La relation science-religion est asymétrique car la religion n'apporte rien à la science, tandis que la science peut statuer sur la validité des affirmations de la religion.

(M Silberstein)

 

La seule chose qui compte dans la religion, ce sont les effets qu’elle est en mesure de produire sur la vie.

(J. Bouveresse)  

 

Il peut être intéressant de se rappeler que Wittgenstein a dit que la religion de l’avenir serait une religion sans dogme et sans ministre, sans église, autrement dit une  religion qui correspondrait à peu près à ce que William James appelait la religion « intériorisée et personnelle », c’est-à-dire une religion qui serait évidemment beaucoup moins nocive, puisque elle deviendrait une affaire privée. Il serait plus facile de s’accommoder de ce genre de religion, mais ce n’est pas du tout ce qui se passe.

(J. Bouveresse)   

 

Il est très important de rappeler de temps en temps ce genre de choses : à savoir que le monde sans la religion peut être on ne peut plus poétique et riche et intéressant.

(J. Bouveresse)   

 

L’histoire des religions n’est autre chose que l’histoire des victoires que l’imagination n’a cessé de remporter sur la raison.

(R. Pommier)

 

La démission de la raison sur le terrain apologétique laisse la religion dépourvu d’arguments

(M. ONFRAY – Magnétime des Solstices)

 

L’histoire des religions n’est autre chose que l’histoire des victoires que l’imagination n’a cessé de remporter sur la science.

(R. Pommier )

 

Il est glorieux à la religion d’avoir pour ennemi des hommes (les incrédules) si déraisonnables.

(Pascal)

 

La détresse religieuse est en même temps l’expression de la vraie détresse et la protestation contre cette vraie détresse. La religion est le soupir de la créature opprimée, le cœur d’un monde sans cœur, tout comme elle est l’esprit d’un monde sans esprit. Elle est l’opium du peuple.

(K. Marx)

 

La religion étant la mère de toutes les aliénations, plus son emprise est forte, plus la perspective de l’émancipation paraît lointaine. Personne ne peut prétendre libérer les hommes sans les soustraire aux sortilèges de la religion.

(J. Birnbaum – Un silence religieux)

 

La critique de la religion est la condition de toute critique.

K. Marx

 

La religion est la plus gigantesque utopie, c'est-à-dire la plus gigantesque « métaphysique » que l’histoire ait jamais connue, puisque c’est la tentative la plus grandiose de réconcilier, sous forme mythologique, les vraies contradictions de la vie historique.

(A. Gramsci)

 

(Le Tao) doit être l’aïeul des dieux.

(Lao-Tseu)

 

Ainsi parmi les nouveaux penseurs de l'islam, aucun ne considère que cette religion est réductible à l'islamisme. Mais aucun non plus ne songerait à nier que l'islamisme en est la pathologie violente, et le djihadisme l'avatar meurtrier. Aucun n'aurait donc l'idée de proclamer que les attentats parisiens de 2015 n'ont "rien à voir avec l'islam".

 (J. Birnbaum - Un silence religieux)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bienvenue sur notre site.

Les textes proposés sont libres de droits à condition d'en indiquer la provenance et l'auteur.

Version imprimable Version imprimable | Plan du site Recommander ce site Recommander ce site
© Science et Religion B. ALEXANDRE