Science-Religion Bruno ALEXANDRE Dieu - Le Mal - La Morale
Science-Religion Bruno ALEXANDRE Dieu - Le Mal - La Morale

 CITATIONS  SUR  LA  SCIENCE

 

 

Toute découverte de la science pure est subversive en puissance; toute science doit parfois être traitée comme un ennemi possible.

(A. Huxley, Le meilleur des mondes)

 

"O Homme! Qui es-tu pour contester avec Dieu? Mieux vaut l'ignorance avec la foi, qu'une science présomptueuse […]

(St Augustin)

 

Non la science n'est pas une illusion, mais ce serait une illusion de croire que nous puissions trouver ailleurs ce qu'elle ne peut nous donner.

(S. Freud, L'Avenir d'une illusion")

 

Le rôle de l'homme de science n'a-t-il pas toujours été de bouleverser ce que l'on croyait savoir?

(R. Chauvin)

 

Un monde sans science, c'est l'esclavage, l'homme tournant la meule, assujetti à la matière, assimilé à la bête de somme.

(E. Renan)

 

Par cela seul qu'on admet le surnaturel, on est en dehors de la science, on admet une explication qui n'a rien de scientifique, une explication dont de passent l'astronome, le physicien, le chimiste, le géologue, le physiologiste, dont l'historien doit aussi sa passer.

(E. Renan)

 

Ma religion, c'est toujours le progrès de la raison, c'est à dire de la science.

(E. Renan, L'avenir de la science)

 

Le constat est clair: la science seule, en notre siècle et dans les précédents est indemne de contaminations religieuses ou politiques. Ses progrès ne se sont accompagnés d'aucunes répressions (sauf celles qu'on exerça contre elle).

(J. Lacarrière, Science et croyances)

 

Il n'y a de science que par une Ecole permanente. C'est cette école que la science doit fonder. Alors les intérêts sociaux seront définitivement inversés: la Société sera faite pour l'Ecole et non pas l'Ecole pour lea Société.

(G. Bachelard, La formation de l'esprit scientifique)

 

L'essor des sciences cognitives, liées aux neurosciences….invite à reprendre l'étude des rapports entre l'esprit et la matière; il est l'occasion de sortir du dualisme spiritualisme et matérialisme.

(J.M. Maldamé, Science et foi en quête d'unité)

 

Elle (la science) est l'éternelle et l'immortelle, et le mystère appartient à elle seule, puisqu'elle marche continuellement à sa conquête.

(E. Zola)

 

Le cheminement de la pensée scientifique nous a appris à rechercher la lucidité au détriment des croyances.

(A. Jacquard, Science et croyances)

 

Le postmodernisme a incontestablement réussi à obtenir au moins un résultat concret: il est parvenu à saper encore un peu plus la confiance déjà très réduite que la philosophie avait, de façon générale, dans la rationalité et dans la science.

(J. Bouveresse, Peut-on ne pas croire?)

 

La science nous dit ce qui est et non ce qui doit être

(A. Billecoq, La science face à l'intolérance)

 

Le propre de la science n'est jamais de dire ce qu'il faut croire, mais de démontrer ce qu'il n'est logiquement plus possible de croire.

(G. Lecointre, Des sciences très sollicitées)

 

Les sciences ne savent travailler qu'avec ce qui est matière ou propriétés émergentes de celle-ci […] La science ne travaille pas avec des identités à la fois déclarées immatérielles et agissant sur le monde réel .

(G Lecointre, Des sciences très sollicitées)

 

Ceux qui prône le retour du spirituel dans la science d'aujourd'hui entendent bien continuer à la qualifier de science. Et c'est là qu'il y a imposture.

(G Lecointre, Intrusions spiritualistes et impostures intellectuelles en sciences.)

 

La science doit sa force à sa capacité de questionnement avec des moyens toujours renouvelés.

(Hélène Langevin-Joliot)

 

La science progresse en indiquant l'immensité de l'ignoré.

(L. Pauwels, Ce que je crois.)

 

La science est dans son rôle en ne connaissant d'autre être, d'autre réalité, que celle qu'elle enferme dans ses formules.

(Boutroux, Science et religion)

 

La pensée ne revêt le caractère de la science que lorsqu'elle a une valeur universelle…Je veux dire qu'une connaissance n'est scientifique qu'autant qu'elle est valable pour tout esprit. A la science s'oppose l'opinion et même la croyance collective si elle est dépourvue des moyens de se rendre universelle.

(Goblot, Pensée scientifique)

 

La science n'a pas de patrie.

(L. Pasteur, Discours d'inauguration de l'Institut Pasteur)

 

J'ai d'autant plus peur de la science que je ne crois qu'en elle.

(J. Rostand, Ce que je crois)

 

Ce que la science ne peut pas découvrir, l'humanité ne peut pas le connaître.

(B. Russel)

 

La relation science-religion est asymétrique car la religion n'apporte rien à la science, tandis que la science peut statuer sur la validité des affirmations de la religion.

(M. Silberstein, Intrusions spiritualistes et impostures intellectuelles en sciences)

 

Le stratagème est flagrant: d'un côté les bons, qui veulent rassembler (science et religion), de l'autre, les méchants, qui veulent maintenir séparés ces deux domaines…

(M. Silberstein, Intrusions spiritualistes et impostures intellectuelles en sciences)

 

Les tâches de la science sont d'adapter de plus en plus près notre esprit à la réalité, de construire une représentation de plus en plus adéquate du monde qui nous entoure.

(P. Langevin, in Dictionnaire rationaliste)

 

Il n'existe pas de science infuse, d'origine innée, héritée ou divine. Toute science est acquise, par l'étude et l'expérience propres ou par l'assimilation de celles d'autrui.

(E. Kahane, in Dictionnaire rationaliste)

 

Il n'existe pas une catégorie de sciences auxquelles on puisse donner le nom de sciences appliquées, il y a la science et les applications de la science, liées entre elles comme le fruit à l'arbre qui l'a porté.

(L. Pasteur)

 

La science considère la réalité comme indéfiniment connaissable, et c'est très exactement pourquoi une science libre ne saurait fixer aucune limite à son progrès.

(P. Tort, L'effet Darwin)

 

La science libre, affranchie de tout devoir-dire théologique, et de toute obligation de parole ou de silence liée à une métaphysique instituée, n'adviendra qu'après que les Lumières auront ouvert dans la forteresse du dogme, les brèches qu'y élargiront progressivement la culture religieuse et philosophique ainsi que les sciences de la nature vivante en voie de laïcisation.

(P. Tort, L'effet Darwin)

 

…Il est juste de dire que , dans l'univers de la pratique des sciences, le matérialisme n'est pas une "philosophie", mais la condition méthodologique de la connaissance objective et de son progrès, ce qui justifie pleinement que l'on en rejette toute proposition spiritualiste ou surnaturaliste…

(P. Tort, L'effet Darwin)

 

Si Darwin est matérialiste, c'est parce que son matérialisme est la seule vision d'ensemble de la nature et de la vie qui s'accorde avec les données du transformisme lorsqu'on s'en tient au domaine purement physique: c'est parce que son matérialisme est une conséquence de la science.

(P. Tort, La Pensée hiérarchique et l'évolution)

 

L'idéologie tente sans cesse de parasiter la science, dans laquelle elle puise le sang de la nouveauté factuelle pour mieux cacher sa propre récurrence.

(P. Tort, in Les matérialismes et leurs détracteurs)

 

Aucune idéologie ne peut "naître" d'une science. L'idéologie naît toujours de l'idéologie.

(P. Tort, Marx et l'idéologie)

 

La science – que rien n’arrête – abonde même à des rivages jusque là inconnus, interdits. Elle caresse le flou, l’incertain. Elle admet que le vrai n’est pas forcément le contraire du faux, et vice versa, ni le dehors du dedans, ni le proche du lointain.

(J C Carrière, Croyance)

 

Mal payée, obscure, peu attirante, la science se sent superflue, négligeable, c’est pourquoi sans doute elle nous quitte.[…]

L’ignorance est à nos pieds, couchée près de nous. Elle attend son heure. La voici qui vient.

(J C Carrière, Croyance)

 

Nous disions naguère que la science sans conscience n’est que ruine de l’âme ; un fait admis, une vérité de manuel. Mais la conscience sans science ? Une conscience ignorante ? Une conscience revendiquant son ignorance ? A quelles ruines nous prépare-t-elle ?

(J C Carrière, Croyance)

 

Cependant, si la science s’interroge, la croyance avance. Elle progresse, même, à mesure que l’espèce humaine s’étend dans des proportions imprévues. Du côté de la crédulité, tout va bien.

(J C Carrière, Croyance)

 

Comment pourrions-nous atteindre cet équilibre quelquefois pressenti, où la science verrait dans la croyance une part indestructible, probablement nécessaire, de notre personne, et saurait l’accueillir, lui parler, lui offrir un siège à côté d’elle ?

(J C Carrière, Croyance)

 

La science moderne - tout au moins celle qui a prévalu en Occident - n’a lamais cessé, à travers son héritage théologique inconscient, et contre son combat le plus explicite, de protéger à son insu le dualisme en excluant  de l'immanence et du déterminisme un univers de l’ autonomie et de l'intention régi par la conscience de ses agents, ce qui a du même coup pérennisé la cohabitation finalement pacifique – le compromis tensionnel stabilisé - du réductionnisme théorique avec le magistère, pour l'essentiel inentamé, des grandes religions. L'émancipation définitive de la science par rapport à la théologie ne  sera effective  et potentiellement complète qu'à partir du moment où elle assumera pleinement, dans un cadre évidemment moniste, le projet d’une histoire naturelle de la conscience et de la « liberté » qui n’en fasse plus, suivant les injonctions dualistes, des privilèges de la « nature humaine » accordée à elle du dehors, et assortis de l’interdiction implicite de les connaître avec les armes forgées par la seule connaissance objective.

(Patrick TORT, Qu’est-ce que le matérialisme ?)

 

Il faut croire à la science, c'est-à-dire au déterminisme ; au rapport absolu er nécessaire des choses, aussi bien les phénomènes propres aux êtres vivants que dans tous les autres.

(Claude Bernard - introduction à l’étude de la médecine expérimentale)

 

La science n’a pas de patrie.

(Louis Pasteur)

 

Je crois que l’avenir de l’humanité est dans le progrès de la raison par la science. Je crois que la poursuite de la vérité par la science est l’idéal divin que l’homme doit se proposer.

(Emile Zola – Le docteur Pascal)

 

Définir comme le fait Canguilhem l’histoire des sciences comme le « laboratoire de l’épistémologie » est intuitivement plaisant, éventuellement fécond, mais insuffisant en théorie comme en pratique.

(P. Tort – Qu’est-ce que le matérialisme ?)

 

Que l’idéologie ravisse constamment à la science des énoncés, des fragments de logique et des raccourcis didactiques pour construire ses simulacres au plus près de la forme scientifique est un fait.

(P. Tort – Qu’est-ce que le matérialisme ?)

 

La grammaire de l’idéologie, c’est la paraphrase opportuniste de la science.

(P. Tort – Qu’est-ce que le matérialisme ?)

 

Dans la science, l’histoire annule la structure (il y a du nouveau). Dans l’idéologie, la structure annule l’histoire (il n’ya rien de nouveau).

 (P. Tort – Qu’est-ce que le matérialisme ?)

 

Concrètement, « adopter » le matérialisme dans les sciences de la matière ne veut strictement rien dire, une telle idée supposant qu’il soit possible d’effectuer un autre choix. En d’autres termes, le matérialisme mis en oeuvre dans les sciences de la nature – c’est-à-dire, une nouvelle fois, toutes les sciences, hormis les sciences formelles – n’est pas une décision méthodologique parmi d’autres possibles, mais la condition méthodologique primordiale qui permet à ces sciences d’exister.

(P. Tort – Qu’est-ce que le matérialisme ?)

 

Si la « pré-modernité » peut être décrite comme l’état au sein duquel la science, sous peine de condamnation, devait encore s’adapter à la théologie, la « modernité » peut en revanche se définir comme l’état au sein duquel la théologie, sous peine de discrédit, doit, de plus en plus, s’adapter à la science.

(P. Tort – Qu’est-ce que le matérialisme ?)

 

Lorsqu’une science veut être science de tout, elle devient une philosophie.

(P. Tort – Qu’est-ce que le matérialisme ?)

 

La science nous fait connaître les êtres et les phénomènes naturels, mais non la « nature entière dans sa haute et pleine majesté ». Et comme seule la science nous donne des connaissances, il faut dire que la Nature est l’objet de pensée, non de connaissance.

(M. Conche – Présentation de ma philosophie)

 

Les sciences ne peuvent pas du tout constituer une objection à la métaphysique. Ce sont des choses complètement diverses ce sont des diversa. Les sciences ne peuvent pas du tout permettre d’élaborer une métaphysique. C’est totalement impossible, parce que les sciences ne peuvent pas avoir affaire à la totalité du réel.

(M. Conche – Entretiens)

 

Je crois que les sciences sont un principe essentiel de fausseté.  Pourquoi ? Parce que si la Nature est une multiplicité » ouverte, si elle ne peut pas être pensée en Un,  alors il y a une contradiction entre tout le travail scientifique et la Nature elle-même.

(M. Conche – Entretiens)

 

Ce qui relève de la métaphysique, c’est ce qui est séparé de tous les objets possibles de la science par un abîme.

(M. Conche – Entretiens)

 

Toutes les notions qui viennent des sciences sont quelque chose comme des feuilles qui tombent sur l’étang ; je suis l’étang et les feuilles tombent au-dessus.

(M. Conche – Entretiens)

 

 

 

 

 

 

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