Science-Religion Bruno ALEXANDRE Dieu - Le Mal - La Morale
Science-Religion Bruno ALEXANDRE Dieu - Le Mal - La Morale

 

   

CRÉATION OU ÉVOLUTION ?

LA SCIENCE ET LE CRÉPUSCULE DES DOGMES

____

Editions des Ecrivains 147-149 Rue St Honoré 75001 Paris

Bruno Alexandre

 

Deux statuts de l'homme s'affrontent, celui de la foi et celui de la science or le concept scientifique de l'Homme se trouve aujourd'hui, en contradiction avec le concept dogmatique, immuable par définition, d'où conflit...

 

L'enseignement catholique traditionnel sur l'homme est d'abord rappelé. Une attention particulière est portée au dogme du péché originel et au problème du mal qui lui est lié.

Il est donné un aperçu de la théorie de l'évolution avec insistance sur la contingence qui s'oppose au finalisme religieux.

L'idée d'un couple originel, Adam et Ève, (monogénisme) n'est plus teable ce qui n'est pas compatible avec le dogme du péché originel.

L'Église, au nom de sa « vraie science » et de ses dogmes, a d'abord condamné l'évolutionnisme. Actuellement la théologie s'efforce de concilier Science et foi mais l'auteur montre que c'est au prix d'un revirement dogmatique ; le dogme du péché originel est en fait renié d'où il découle qu'il n'était pas divinement inspiré...

La nouvelle théologie, intégrant l'évolution organique, fait de Dieu le complice du mal ; elle en fait le premier « pécheur originel ».

La Science infirme donc l'inspiration infaillible de l'Église sur le plan dogmatique et atteint le concept même de Dieu. Il paraît impossible de concilier la raison, la morale et la foi...

 

Chapitre I: L'enseignement traditionnel

 

Juger de la création implique de connaître le créateur.

C'est la révélation biblique et l'Eglise catholique, annonçant être la seule gardienne des vérités révélées qui nous permettent de connaître les attributs et le dessein de Dieu. Ces derniers sont rappelés d'après le Catéchisme officiel (1998).

Une attention particulière est portée au dogme du péché originel et au problème du mal qui lui est lié.

 

Chapitre II : La théorie de l'évolution face à la doctrine créationniste

 

La Doctrine créationniste est fixiste, or la science est évolutionniste! Il est donné un aperçu de la théorie de l'évolution avec insistance sur la contingence qui s'oppose au finalisme religieux.

Les données paléontologiques comme les données éthologiques militent pour l'absence de hiatus, d'une discontinuité, entre l'animalité et l'humanité. Homme et singes supérieurs sont maintenant classés dans la même famille des homininés.

L'idée d'un couple originel, Adam et Eve, (monogénisme) n'est plus tenable ce qui n'est pas compatible avec le dogme du péché originel .

 

Chapitre III : L'Eglise face à la théorie de l'évolution

 

Il est d'abord donné un bref aperçu historique des rapports de l'Eglise avec la science jusqu'à la survenue du darwinisme. Ce dernier fut dans un premier temps rejeté par l'Eglise qui s'est crispée sur ses positions dogmatiques. Elle est allée jusqu'à opposer une science catholique, la "vraie science", à la "fausse science" profane. Il en est résulté, au début du 20 ème siècle, la "crise moderniste" dont l'Eglise a eu du mal à sortir après avoir excommunié ou écarté les artisans du renouveau. . Teilhard de Chardin, qui remet en cause la Genèse, est mis sur la touche et au milieu du 20ème siècle, Pie XII, bien que libéralisant l'exégèse, maintient encore un Adam personnel seul responsable du péché originel.

 

Chapitre IV : La tentative moderne de conciliation ou le revirement dogmatique

 

Sous la pression des évidences, l'exégèse se libéralise enfin et de nombreux théologiens tentent d'accorder la Genèse et le dogme du péché originel avec les données de la science de l'évolution. Pour cela ils sont obligés de tourner le dos au dogme établi. Ainsi, Adam n'est plus le premier homme , mais symbolise tous les hommes. Il n'a pas été créé parfait dans un paradis avant de pécher. L'évolution en ce qui concerne les transformations corporelles est acceptée par Jean Paul II. Seule l'intervention de Dieu à un moment donné de l'évolution a immédiatement humanisé l'animal. L'aggiornamento a conduit à un total revirement dogmatique, or le dogme, par définition, ne peut changer…

 

Chapitre V : Dieu le mal et la morale

 

La nouvelle conception modifie profondément le problème du mal. Dieu n'est plus en effet le créateur d'un homme parfait seul responsable du péché. Dieu devient complice du mal puisque ce dernier est intrinsèquement lié à un monde en évolution dont la perfection est à venir.

Déjà dans l'optique classique, il paraissait impossible de concilier le mal (dont le mal absolu) avec les attributs de Dieu. Dans l'optique évolutionniste, la conciliation peut encore moins se faire!

 

Conclusion

 

La science infirme l'inspiration infaillible de l'Eglise sur le plan dogmatique et atteint le concept même de Dieu. Il paraît impossible de concilier la raison, la morale et la foi.

 

 

 

Annexe 1

Extraits de la Genèse et des écrits de St Paul

 

Annexe 2

Extraits du concile de trente

 

Annexe 3

Extraits du Concile Vatican I

 

Annexe 4

Décret "Lamentabili sane exitu" de Pie X -1907

Extraits de l'encyclique "Pascendi dominici gregis" de Pie X - 1907

 

Annexe 5

Extraits de l'encyclique "humani generis" de Pie XII - 1950

 

Annexe 6

Commandements à l'exégète

 

Annexe 7

Teilhard de Chardin et le mal (extraits de son œuvre)

 

---------------

 

ARTICLE inspiré de cet essai: art. 2 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site Recommander ce site Recommander ce site
© Science et Religion B. ALEXANDRE