Science-Religion Bruno ALEXANDRE Dieu - Le Mal - La Morale
Science-Religion Bruno ALEXANDRE Dieu - Le Mal - La Morale

La morale évangélique trahie par l'Eglise.

EGLISE QU'AS-TU FAIT DE L'EVANGILE DE LA VIE?

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Editions des Ecrivains 147-149 Rue St Honoré 75001 Paris

Bruno Alexandre

 

Dans cet essai, l'auteur, se plaçant par hypothèse à l'intérieur du système biblique et catholique, met l'Eglise en contradiction avec elle-même, faisant ainsi éclater du dedans une doctrine qui se présente pour ce qu 'elle n'est pas.

 

CHAPITRE I : L'encyclique de Jean Paul II " L'Evangile de la vie. "

 

Dans cette encyclique, Jean Paul II répète inlassablement: "La vie, surtout la vie humaine, n'appartient qu'à Dieu; c'est pourquoi celui qui attente à la vie attente en quelque sorte à Dieu lui-même [....] la vie humaine présente un caractère sacré et inviolable, dans lequel se reflète l'inviolabilité même du créateur." Pourtant, au nom de la légitime défense collective, le pape accepte la notion de guerre juste. Le principe intangible de respect de la vie du prochain est donc bafoué puisqu'au nom de la raison d'Etat et de la raison d'Eglise, les homicides légaux de la bonne guerre sont permis !

On s'étonne aussi que l'Eglise défende encore la peine de mort, même à titre exceptionnel !

 

CHAPITRE II: Les premiers chrétiens et le respect de la vie

 

L'Eglise primitive a été très respectueuse du 5ème commandement : " tu ne tueras point ". Des textes peu cités par les écrivains catholiques (et pour cause !) le prouvent, comme par exemple la tradition apostolique d'Hippolyte de Rome, règlement ecclésiastique de la fin du 2ème siècle ou du début du 3ème , indique : "A un soldat qui se trouve auprès d'un gouverneur, qu'on dise de ne pas mettre à mort. S'il en reçoit l'ordre, qu'il ne le fasse pas. S'il n'accepte pas, qu'on le renvoie. Que celui qui possède le pouvoir du glaive ou le magistrat d'une cité, qui porte la pourpre, cesse ou qu'on le renvoie. Si un catéchumène ou un fidèle veut se faire soldat, qu'on le renvoie, car il a méprisé Dieu."

Le jeune Maximilien de Tébessa fut, entre autres, en 295, un objecteur de conscience exemplaire !

Cette ligne pacifiste prit fin sous l'empire constantinien.

 

CHAPITRE III: La militarisation du christianisme

  

Elle s'est produite à partir du moment où l'Eglise a été reconnue et privilégiée par l'empereur Constantin (début du 4ème siècle). Le concile d'Arles (314) marque un tournant gravissime qui n'a cessé de coûter bien des vies jusqu'à nos jours. Le canon 3 de ce concile promet l'excommunication à qui refuserait de porter les armes pour l'empire…

Le grand théologien de la militarisation du christianisme fut St Augustin qui fonda la théorie de la " guerre juste " à laquelle le catéchisme officiel se réfère encore. De plus St Augustin fut à l'origine de cette " invention " du catholicisme : la persécution au nom de la charité : " "Il y a une persécution injuste, celle que font les impies à l'église du Christ ; et il y a une persécution juste, celle que font les églises du Christ aux impies. (...) l'église persécute par amour et les impies par cruauté. (...). Si, en vertu du pouvoir que Dieu lui a conféré, au temps voulu, par le moyen des rois religieux et fidèles, l'Eglise force à entrer dans son sein ceux qu'elle trouve sur les chemins et les haies, parmi les schismes et les hérésies, que ceux-ci ne se plaignent pas d'être forcés, mais qu'ils considèrent où on les pousse."

 

CHAPITRE IV: L'Eglise et le temporel

 

Jusqu'au 13 ème siècle l'Eglise catholique n'a cessé de vouloir dominer davantage le temporel (théorie des deux glaives) et cela lui a fait fréquenter des chefs d'Etats célèbres, mais criminels avérés (deux cas sont étudiés: CLOVIS et CHARLEMAGNE). Il est insisté sur le passage des mérovingiens aux carolingiens vu l'importance religieuse qu'il revêt dans la compréhension de la suite de l'histoire. C'est sous les carolingiens que le pape devient un véritable chef d'Etat (756) et s'impose comme dépositaire du titre d'empereur et cela à la suite du stratagème de la fausse donation de Constantin, " la plus hardie et la plus grandiose fabrication qui ait trompé le monde pendant des siècles " dira Voltaire.

 

CHAPITRE V: La vie des infidèles et des hérétiques

 

Il est symptomatique que ce soit pendant la période de la plus grande puissance de l'Eglise que se sont déroulées les horreurs des croisades et de l'Inquisition qui sont rappelées au titre du devoir de mémoire et pour montrer que l'excuse du contexte historique violent n'en est pas vraiment une !

Qu'était donc devenu, à ces époques, le principe du respect sacré de la vie du prochain?

 

CHAPITRE VI: La guerre juste jusqu'à nos jours

 

Cette théorie est consignée dans le catéchisme et récemment, lors du conflit du Kosovo, Mgr Delaporte s'y est référé, dans un article paru dans " Le Monde " et intitulé " imposer la paix par les armes " !

Deux exemples tirés de l'histoire contemporaine (agression de la Pologne par Hitler et le génocide des orthodoxes, juifs et tsiganes dans la Croatie indépendante -1941/1945) montrent que la théorie de la guerre juste, (pourtant bien en deça de l'Evangile), impliquant la dénonciation de l'agresseur, n'a pas été appliquée par ceux qui s'en réclament (le silence de Pie XII...) De plus, "les gardiens de la morale" se sont accommodés de l'inhumanité de la guerre et des pires atteintes à la vie.

 

CHAPITRE VII: La clarté des sources bibliques

 

Sont examinés les passages bibliques censés justifier une violence légale. Il est démontré qu'en fait, le Nouveau Testament dément sans obscurité la théologie catholique de la guerre. Un chrétien qui mène une guerre charnelle est un déserteur pour sa patrie qui est le monde entier et son royaume qui est céleste. Le seul combat que le vrai chrétien puisse mener est un combat avec " l'épée de l'esprit ".

Servir par les armes, c'est rendre à César ce qui appartient à Dieu : la vie du prochain.

 

CHAPITRE VIII: Dieu irrespectueux de la vie ?

 

Ce chapitre est certainement le plus fondamental car il fait tomber le cœur du système ; au nom de la raison et de la morale humaine, le concept chrétien de Dieu est en effet démoli.

L'argument essentiel est celui de l'incompatibilité irréductible entre le mal absolu (souffrance des enfants) et les attributs divins d'omniscience, d'omnipotence et d'infinie bonté.

Le dernier mot est qu'il est moralement nécessaire de nier l'existence de Dieu. (Athéisme pour des raisons morales).

 

ANNEXES

 

1) la guerre de 1914-1918 et la guerre d'Espagne

2) Les Etats pontificaux

3) l'Eglise, le SIDA et la vie.

4) guerre juste pour le KOSOVO (Mgr DELAPORTE)

5) demande de pardons de l'Eglise et automaticité de l'autoabsolution

 

NB:  L'article 4, intitulé "L'Eglise primitive et le service militaire" est tiré de cet essai.

 

 

 

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