Science-Religion Bruno ALEXANDRE Dieu - Le Mal - La Morale
Science-Religion Bruno ALEXANDRE Dieu - Le Mal - La Morale

RELIGIONS

 

 J’entends parler dans ce monde

Des religions du livre

Religions du salut

Panacées miraculeuses

Enfin donatrices de sens

Garantes d’amour et de paix.

 

Or n’est-ce pas Mahomet et les siens

Qui par le fer et le sang

Dans la transe du djihad

Veulent convertir toute la terre ?

 

Les hébreux ne se sont-ils pas proclamés

Peuple bon parmi les mauvais ?

N’ont-ils pas découvert

La conception insensée

Des guerres divines et saintes

D’un Jéhovah des armées

Fossoyeur terrifiant des nations idolâtres ?

 

D’astucieux catholiques

N’ont-ils pas imaginé

Au nom de l’évangélique charité

La bonne guerre juste

Qui depuis Constantin

Tue l’enfant chaque matin ?

 

N’ont –ils pas encore inventé

Le tribunal de l’Inquisition

Et soumis le pauvre bougre à la question

Au nom de l’éternelle félicité ?

 

N’ont-ils pas encore fanatisé

Les croisés tuant par amour du Christ

Le musulman étonné

Au service du même père adoré ?

 

Que me dis-tu Saint Augustin :

Que l’Eglise persécute par amour

Et les impies, eux, par cruauté !

 

Et que dire de toi saint Bernard

Cistercienne incarnation ?

Oui ta spiritualité fut grande

Mais ta folie bien davantage !

Tu as aimé les hérétiques et les infidèles

Comme des chiens et des pourceaux.

Tu as traité les cathares

Comme des rustres imbéciles et méprisables

De l’espèce de l’immonde.

Quant aux disciples d’Allah

Tu en as fait des vases d’iniquité.

Alors, dis-tu, tuer un ennemi pour le Christ

C’est le gagner à Lui,

C’est être non homicide, mais malicide ;

Et mourir en le combattant

C’est gagner Christ pour soi

Avec le royaume des cieux.

O saint Bernard,

Saint ?

Les temps excuseraient cette sainteté volée?

C’était le Moyen Age….

 

Las, aujourd’hui, toujours juste est la guerre !

Contre l’allemand, son ennemi,

Un chanoine français (1) remercie Dieu, son ami,

D’avoir allumé en son cœur des vertus guerrières.

Un autre chanoine (2) dira aussi

Que le canon est bon prédicateur !

Quant au cardinal, (3)

Il rend hommage à son Stratège suprême

D’avoir fait d’un destructeur fléau

Un agent d’expiation et de purification,

Un levier haussant au désintéressement chrétien !

 

Et que diront, plus tard, des prélats espagnols :

Qu’il ne peut y avoir en la circonstance (4)

D’autre purification que par les armes

Et que les canons sont à bénir,

Qui, dans les brèches qu’ils ouvrent

Font fleurir l’Evangile.

 

Pauvre d’esprit du Sermon sur la montagne,

J’attends toujours, des vicaires du Christ,

Repentances et excommunications…

 

Je médite en cette heure d’affliction

Sur les innocents qui fument encore 

Au pied de la statue de la liberté :

 

Ah, Ben Laden, Saint Bernard d’Allah,

Héros serein au visage lisse de bonté,

Tu n’as vraiment rien inventé,

Toi aussi tu as promis le paradis à perpétuité

A qui meurtrirait le grand Satan

Coupable d’avoir construit Babel à Manhattan.

 

                                                                                               

                                                                                    Bruno ALEXANDRE

                                                           

(1)    Guerre 14-18, Chanoine B. Gaudeau

(2)    chanoine G. Ardant

(3)    Cardinal Mercier

(4)    Guerre d’Espagne – 1936/1939 (Cl Goma y Toma et Mgr Diaz Gomara)

Les propos de ce « poème » ne sont pas caricaturaux. Je tiens à la disposition du lecteur qui en fera la demande , les textes sur lesquels je me suis fondé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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